PasserellesVolume 14Number 3 • July 2013

En route pour la Conférence de Bali


Discuss this articleShare your views with other visitors, and read what they have to say

En dépit du blocage du cycle de Doha, les négociations commerciales internationales, qu’elles soient régionales, bilatérales ou multilatérales, continuent d’être un sujet de préoccupations pour de nombreux acteurs. Si pour des raisons diverses, l’intérêt porté aux négociations multilatérales s’était peu à peu dissipé, au profit des processus régionaux et bilatéraux, la perspective de la 9ème conférence ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) prévue à Bali, en Indonésie, en décembre prochain, semble avoir suscitée un regain d’attention sur le cycle. Certes, le chemin qui mène à Bali est encore parsemé d’embûches. Et à vrai dire, les préparatifs en cours ne ressemblent en rien, en termes de mobilisation des Etats, de la société civile et des autres acteurs, à ce que furent les années de conférence ministérielle de l’OMC à l’époque où l’OMC faisait encore « rêver ». Mais tous s’accordent pour dire que Bali offre une nouvelle opportunité aux Membres de l’OMC pour rectifier le tir et mettre les impératifs de développement avant les logiques purement mercantilistes.

Quel que soit le résultat obtenu à Bali, son intérêt sera mesuré à l’aune de sa capacité à prendre en charge les préoccupations des pays en développement et des PMA. Tel est le principal objectif du cycle de Doha, labellisé « Programme de Doha pour le développement ». C’est pour poser le débat que ce numéro revient largement sur les attentes des PMA à Bali, en abordant notamment, la question d’un éventuel paquet « développement » pour les PMA. Mais l’enjeu pour ces derniers, c’est de s’assurer que leurs intérêts ne soient pas sacrifiés sur l’autel des compromis entre pays développés ou entre eux et les pays émergents. D’autres sujets seront aussi abordés à Bali, comme par exemple la facilitation des échanges. Au-delà des positions doctrinales sur la facilitation des échanges, l’article de l’ancien ambassadeur ougandais (1996-2004) aux nations unies et à l’OMC, Nathan Irumba montre un autre visage de la facilitation des échanges, mais analyse aussi les facteurs qui rendent sa négociation difficile à l’OMC. Pour les PMA et les pays en développement, la mise en œuvre d’un accord sur la facilitation des échanges pourrait engendrer des défis supplémentaires liés à la faiblesse de leurs capacités techniques, administratives et financières.

Un des éléments marquants de ce numéro est sans conteste l’interview que le Ministre Sénégalais du commerce, de l’Industrie et du secteur informel, Alioune Sarr, a accordée à l’équipe de Passerelles à Dakar au Sénégal. Revenant de Genève, où il a pris part à la 4ème revue de l’Aide pour le Commerce à l’OMC, le ministre aborde avec nous de nombreuses questions qui vont de la politique commerciale nationale du Sénégal, aux chantiers en cours en Afrique de l’Ouest, y compris les négociations en cours incluant les APE.

Continuez à suivre l’actualité sur le commerce et le développement durable en Afrique à travers le site web de Passerelles http://ictsd.org/news/passerelles/

Nous espérons que ce numéro vous sera utile, encore une fois, et nous vous en souhaitons une excellente lecture.

L’équipe de Passerelles

Add a comment

Enter your details and a comment below, then click Submit Comment. We’ll review and publish the best comments.

required

required

optional