Passerelles Synthèse • Volume 7 • Numéro 14 • Novembre 2008
OMC : Pascal Lamy candidat à sa propre succession
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Le premier mandat de Pascal Lamy en tant que Directeur Général de l’OMC prendra fin, le 1er Août 2008, il est temps selon le Président du Conseil Général de l’OMC Bruce GOSPER de mettre en branle la procédure de désignation du nouveau directeur de l’organisation. Le processus de désignation doit débuter 9 mois avant l’expiration du mandat en cours. Ainsi, étant donné que le mandat de M. Lamy qui est en place depuis le 1er septembre 2005, se termine le 1er Aout 2009, le processus de désignation commencera le 1er décembre 2008.
Suite à cette note du Président du Conseil Général, Pascal Lamy, le DG sortant a annoncé son intention de briguer un second mandat.
Cela n’a pas surpris beaucoup de monde, vu la volonté de Lamy de conclure le cycle de Doha. Et raisonnablement, on se pose la question de savoir si tout le cycle de Doha pourrait être conclu de la meilleure manière d’ici le mois d’Août 2009. L’échec de juillet est encore retentissant ; même si depuis, des vœux d’intentions ont été manifesté par ci par là. Force est de constater que les divergences sont beaucoup plus importantes que les convergences. Si certains pensent que le contexte est plus que favorable pour la conclusion de ce cycle de négociation, d’autres pensent tout le contraire et pour cause, les Etats-Unis sont entrain de mettre une nouvelle administration qui prendra le temps nécessaire pour s’imprégner des négociations et la crise actuelle n’a pas fini de livrer tous ses secrets, l’on ne sait pas à ce jour quant est ce qu’elle prendra fin.
Partant de là, on comprend aisément cette demande de renouvellement de son mandat. Dans sa lettre de candidature, il fait savoir qu’en tant que partisan du multilatéralisme, son engagement de septembre 2005 à œuvrer pour l’ouverture des échanges, et la prise en compte des intérêts des pays en développement reste intact, sinon même encore plus fort aujourd’hui. Il a la conviction que la conclusion de Doha aiderait à atteindre ses objectifs.
Pascal Lamy tire un bilan positif de son mandat. Il soutient que sous son magistère, les négociations commerciales se sont rapprochées de la ligne d’arrivée, le programme d’aide au commerce a pris une place primordiale en tant que complément des échanges commerciaux, cinq nouveaux membres ont adhéré à l’organisation, la participation des membres les plus pauvres de l’organisation a accru, l’image de l’OMC auprès du public est améliorée, l’intégrité et la légitimité de l’ORD a été préservée, de nouveaux ponts avec les autres organisations notamment avec les institutions des Nations Unies ont été mis en place, les travaux de rénovation et de l’expansion des locaux de l’OMC ont été entamés. Pour tout, M. Lamy pense qu’il mérite de rester à la tête de l’organisation pour finaliser les chantiers déjà entamés et se lancer dans d’autres défis.
Ce plaidoyer pour sa candidature a convaincu bien des observateurs mais d’autres pensent que, Lamy, ce socialiste adepte du multilatéralisme ne fait qu’orienter le commerce mondial vers un multilatéralisme fou.
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