PasserellesVolume 9Numéro 3 • Juin 2008

Les APE, la crise alimentaire et le financement du développement passés en revus par les ministres des ACP et de la CE


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La 33ème session conjointe du conseil de ministres ACP - CE s’est tenue les 12 et 13  juin 2008  a Adis Abéba. Cette rencontre prévu par l’accord de Cotonou est l’une des plus importante rencontre de haut Niveau entre ces deux parties de l’accord de Cotonou.

Elle a été précédée par la 87ème réunion du Conseil des ministres des ACP à Addis-Abeba qui était une occasion pour les ministres ACP de constater que les Accords de partenariat économique (APE) intérimaires, signés entre les pays en développement et l’Union européenne (UE) n’ont pas seulement sapé les acquis de la coopération mais ont également affaibli les négociations engagées par le groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) au niveau de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il a été soutenu que les pays ACP ont besoin d’une période de transition suffisamment longue pour étudier les APE et l’application des accords doit être liée à des séries d’indicateurs de développement plutôt qu’à un calendrier arbitraire. A l’état actuel de la situation, des questions importantes sont en suspens, en particulier, la nécessité et les ressources pour faire des APE des instruments véritables pour le développement et le renforcement de l’intégration régionale.

C’est à la suite de cette rencontre des ministres ACP que la session conjointe ACP - CE s’est tenue. C’était une occasion d’engager des discussions profondes sur les APE.

D’autres questions étaient aussi évoquées du fait de leur actualité et de leur acquitté. Il s’agit de la crise alimentaire et de la sécurité alimentaire, avec la hausse des prix, du financement du développement  et de l’efficacité de l’aide.

Une résolution portant sur ces trois questions a été produite à la fin des travaux.

Sur les APE, le conseil a tout d’abord souligné l’importance de l’intégration dans ces deux entendements ; d’abord l’intégration régionale qui est une des conditions de réussite des APE et ensuite l’intégration des économies des pays ACP dans celle mondiale ce qui est un des objectifs principaux de ces Accords.

Le conseil, tout en se félicitant des progrès réalisés dans certaines parties des ACP, c’est le cas dans le CARIFORUM qui a eu a réaliser des progrès considérables en bouclant la phase de négociation pour  s’acheminer une phase de mise en œuvre, a exhorté a une conclusion d’APE complet dans toutes les régions, mais cela doit se faire en tenant en compte les particularités de chaque région. Cette option de conclure des APE globaux régionaux doit passer par une souplesse et un pragmatisme des différentes parties prenantes. Et cela plus nécessaire pour passer des accords intérimaires paraphés par certains pays à des accords définitifs, complets. Et il est important de rappeler que ce sont les régions qui devront à terme signer les APE complets. Cela est d’autant plus important que le conseil des ministres a évoqué la nécessité de mettre en place des paquets régionaux dans le domaine de l’aide pour commerce avec une programmation régionale du 10ème FED.

L’analyse des APE et de l’intégration régionale n’occulte pas la question de la sécurité alimentaire. C’est pour cette raison que dans le cadre des APE et en dehors de ce cadre, les politiques agricoles doivent être renforcées au niveau national et régional. Le document recommande que l’agriculture soit considérée dans les politiques nationales, comme un secteur prioritaire, financer à l’ordre de 10 á 15 pour cent du Budget Général de l’Etat. L’UE doit apporter tout son soutient à ces politiques, et l’augmentation de la part de l’agriculture dans le 10ème FED doit être effective.

Le troisième point de discussion de cette rencontre a été l’efficacité de l’aide et le financement du développement. Sur le premier point, il faut préciser que depuis la déclaration de Paris, des initiatives sont entrain  d’être prises. C’est dire que l’efficacité de l’aide au développement préoccupe aussi bien les donateurs que les bénéficiaires. Et, c’est pour cela que le conseil des ministres s’est engagés à soutenir les actions et décisions qui sortirons des rencontre de Accra, de Doha et de New York sur l’aide, son efficacité et son montant.  L’efficacité de l’aide devrait aider à atteindre les Objectifs du Millénium pour le Développement (OMD). Mais il faudrait pour cela une action concertée menée de façon soutenue d’ici 2015.

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