Passerelles SynthèseVolume 10Numéro 3 • 17 Fevrier 2009

Afrique de l’ouest: relever les taxes sur les produits agricoles entrant dans la sous région pour soutenir le secteur agricole


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Dans la perspective de la signature d’un APE entre l’UE et la région, des appels fusent de partout pour plus de protection des économies de la région. Ainsi, la région avait - elle demandé à la mise en place d’une cinquième bande tarifaire dans le cadre du TEC (Tarif extérieur commun de la CEDEAO). Beaucoup d’observateurs ouest africains et d’acteurs économiques et principalement les acteurs du secteur agricole avaient indexé le TEC quant à l’échec des politiques agricoles.
Dans ce souci de mieux protéger les producteurs de la sous région, le Réseau des organisations paysannes et de producteurs d’Afrique de l’ouest (ROPPA) réclame que les taxes sur les produits agricoles importés dans la région soient relevé à plus de 50%, et non pas à 35% comme l’ont prévu les chefs d’Etat. Réuni récemment à Ouagadougou, le ROPPA a produit un mémorandum à ce sujet aux représentants de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA, 8 pays) et de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (15 pays), réunis en session dans la capitale burkinabè.

Le ROPPA fait valoir dans ce texte que “le tarif extérieur commun de la CEDEAO fixé actuellement à 35% est inférieur à celui pratiqué par les pays de  l’Afrique de l’Est qui taxent le lait importé à plus de 60% et par l’Union européenne (UE) où les produits alimentaires de base (céréales, produits laitiers et viande, sucre) sont taxés à plus de 50% en moyenne”.

“Un tarif extérieur commun sur les produits agricoles de la CEDEAO  inférieur à 50% ne permettra pas à la région d’atteindre les objectifs stratégiques de développement”, notamment ceux de la politique agricole commune de la CEDEAO, assure le réseau.

Selon le vice président de l’organisation, le béninois Jacques Bonou, “le ROPPA veut un tarif extérieur commun plus favorable aux producteurs agricoles, au développement de l’agriculture et à la création d’un marché régional de produits agricoles basé sur la préférence communautaire”. Le ROPPA demande notamment un “contingentement, c’est-à-dire une limitation  des volumes de produits agricoles importés à taux faible”.

Rappel : Le ROPPA regroupe des organisations paysannes de 11 pays: Bénin, Burkina  Faso, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée (Conakry), Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Sierra Leone et Togo.

One response to “Afrique de l’ouest: relever les taxes sur les produits agricoles entrant dans la sous région pour soutenir le secteur agricole”

  1. ousseini ouédraogo

    Bonjour. Je suis chargé de programmes au niveau du ROPPA (CET). Merci beaucoup pour cet article. Le ROPPA s’est félicité de l’adoption d’une 5ème bande qui est aussi le fruit d’un long processus de dialogue et de plaidoyer. Il y a aussi dans le mémorendum des recommandation pour une recatégorisation des lignes tarifaires deans les 5 bandes et une harmonisation avec la liste des produits sensibles dan le cadre des négociations des APE. Enfin les recommandations portent également sur des améliorations possibles des mesures de sauvegardes préconisées par la CEDEAO, l’utilisation des prélèvements variables, type de protection agricole de loin le plus efficace, l’enregistrement de l’Union Douanière de la CEDEAO comme personnalité juridique à l’OMC pour négocier au nom des 15 Etats membres.
    Le ROPPA regroupe des plates-formes paysaannes nationales de 12 pays et non 11. Vous avez oublié le Sénégal.
    Le memorandum sera dès après dmain disponible sur le site du ROPPA: http://www.roppa.info
    Une fois de plus merci pour votre article et votre travail très important d’information.
    Ousseini Ouédraogo
    Chargé de programmes
    ROPPA

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