Passerelles Synthèse • Volume 10 • Numéro 12 • Octobre 2009
OMC : une forte intention de relancer le cycle de Doha, mais est ce que les différentes parties iront jusqu’au bout
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Le cycle de Doha achoppe toujours sur des différends entre pays riches et pays en développement sur les dossiers agricoles et industriels. Chaque partie aux négociations essaie de tirer la couverture sur elle et défend jalousement ce qu’elle considère être ses intérêts.
Depuis lors, le cycle de Doha n’est pas parvenu à sa fin et la dernière rencontre de juillet 2008 à Genève s’était soldée par un échec en raison principalement.
Le contexte n’était pas favorable avec les élections Etats-Unis et en Inde. Et la crise financière mondiale, a poussé les pays à adopter des attitudes protectionnistes. Le chômage augmente et que l’opinion réclame des mesures de soutien de la production interne ; dans ce contexte de crise, les gouvernements ne sont en effet pas enclins politiquement à ouvrir davantage leurs frontières,
Ainsi comme l’avait déclarée le représentant américain pour le Commerce extérieur, Ron Kirk : l’achèvement du cycle de Doha peut être un élément clef susceptible d’aider le monde à se relever de la crise économique actuelle.
Pour ces raisons, les négociations sur le cycle de Doha ont repris les négociations à Genève. Les hauts fonctionnaires des acteurs clefs se sont retrouvés pour discuter des moyens de sortir de l’impasse et de donner un coup de fouet au commerce international en chute libre.
Réunis à huis clos au siège de l’Union européenne, les représentants des Etats-Unis, du Brésil, de l’Inde, de la Chine, du Japon et d’une demi-douzaine d’autres pays ont repris les discussions, conformément au souhait émis par les ministres à New Dehli les 3 et 4 septembre ou ils avaient discuté non seulement des dossiers de l’agriculture et de l’industrie , mais aussi faire avancer également ceux sur les services , la facilitation du commerce et des moyens possibles pour mettre un point final l’an prochain au cycle de Doha sur la libéralisation des échanges, après des années de négociations laborieuses.
L’objectif du directeur général de l’OMC Pascal Lamy est de conclure le cycle de Doha en 2010.
Le G 20 a joué un rôle important pour la conclusion du cycle. Il doit commencer par “tenir ses promesses” comme l’a souligné le DG de l’OMC Pascal Lamy. Dans le discours d’orientation qu’il a tenu devant le Forum public de l’OMC, le 28 septembre 2009, le Directeur général Pascal Lamy a dit que les dirigeants du G20 étaient convenus lors du Sommet de Pittsburgh que leurs négociateurs allaient maintenant “se lancer dans les programmes de travail établis pour les trois prochains mois” et qu’ils jugeraient alors de la “capacité collective de réaliser l’objectif fixé pour 2010″. Les résultats positifs du référendum tenu à Genève la veille concernant l’extension du siège de l’OMC “nous encouragerons à poursuivre nos efforts dans le sens d’un rapprochement avec la population genevoise” a-t-il ajouté.
La conclusion des négociations du cycle de Doha serait «la démonstration la plus frappante» de la coordination contre la crise après le sommet du G20, a affirmé à Pittsburgh le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
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