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Les négociations sur l’agriculture reprennent lentement. Les 21 et 22 janvier 2010, se sont tenus les premières sessions de négociation sur l’agriculture de l’année. Ces rencontres ont été consacrées à des travaux techniques alors que les délégués se préparaient à aborder des questions plus fondamentales dans les prochains jours.
Etant l’un des points les plus discordants, l’agriculture constitue avec l’amna aussi le principal moteur de ce cycle de Doha. La conclusion des négociations sur ces deux questions entraineront la conclusion de Doha.
Les ministres avaient annoncé leur volonté de conclure le cycle en 2010. Cela n’est possible que si les différentes positions évoluent. Les négociateurs au niveau de l’OMC ont donc la lourde tache de faire des propositions suffisamment pertinentes pour que les Etats puissent s’y retrouver. L’année 2010 est donc très importante, et l’Ambassadeur de la Nouvelle-Zélande, M. David Walker, l’a rappelé en présidant les travaux du groupe de négociation sur l’agriculture. Il a déclaré que “l’année en cours, qui fait suite à la Conférence ministérielle que nous avons tenue à la fin de l’an dernier, et conformément aux souhaits formulés expressément par les Ministres à cette occasion, revêt, bien sûr, une très grande importance parce que, pour réaliser l’objectif fixé par les Ministres, nous devons achever nos travaux cette année. J’espère bien que tout le monde est prêt et déterminé à participer dans cet esprit aux travaux du groupe.”
Il a déjà indiqué ce qu’il avait prévu pour les semaines de négociations en février et mars 2010.
Au cours des réunions des 21 et 22 janvier, l’Australie et le Canada ont présenté des exposés sur le soutien interne et les États-Unis sur l’accès aux marchés. La République de Corée, l’Argentine et l’Uruguay ont aussi présenté de nouveaux documents sur ces questions très techniques.
Les travaux concernant les données et les modèles sont censés être neutres, c’est-à-dire qu’ils n’ont pas d’incidence sur le degré supplémentaire d’accès aux marchés que les pays accorderont ni sur la réduction de leurs subventions.
Les discussions sur les questions en suspens concernant les “modalités” seront incluses dans les réunions de février et mars. Elles portent sur le niveau d’ambition.
Il faut rappeler que les principaux domaines visés par les négociations sur l’agriculture sont concurrence à l’exportation (subventions à l’exportation et questions connexes), soutien interne et accès aux marchés.
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