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Le commerce Sud-Sud contribue à réduire l’intensité de la crise financière
Etudier la manière dont la coopération économique Sud-Sud peut contribuer à réduire les impacts négatifs de la crise financière mondiale sur les pays en développement était au centre des discussions entre les experts financiers des pays en développement et les représentants des gouvernements lors d’une réunion sur le commerce Sud-Sud organisée par la CNUCED début février 2009. Alors que le commerce entre les économies en développement a augmenté de 13% par an en moyenne entre 1995 et 2007, la crise financière mondiale menace à présent d’inverser cette tendance. Les participants à la réunion ont convenu que le Système global de préférences commerciales entre les pays en développement (SGPC) est un mécanisme pouvant potentiellement être utilisé pour stimuler le commerce et la demande au sein des pays en développement, bien qu’il ne soit pas suffisant en soi ; l’amélioration du commerce et des engagements forts de la part des pays sont également jugés nécessaires.
Au même moment, les ministres et experts commerciaux du Brésil, de l’Inde et de l’Afrique du Sud se sont également réunis le 31 janvier 2009 en marge du Forum Economique Mondial de Davos en Suisse, afin de discuter de l’augmentation de leurs échanges commerciaux. Des sources affirment qu’une réunion est prévue dans un futur proche entre les trois économies émergentes, au cours de laquelle les discussions seraient centrées sur un éventuel accord commercial entre le Mercosur, l’Union Douanière d’Afrique Australe (SACU) et l’Inde.
L’Inde pourrait tripler son commerce avec l’Afrique
L’Inde a annoncé un plan visant à tripler ses échanges commerciaux avec l’Afrique sur les cinq prochaines années dans le but de renforcer les relations dans la région, où les concurrents chinois ont fait des incursions importantes. L’Inde aimerait que ses échanges atteignent 100 milliards de dollars américains grâce notamment à l’agriculture, les petites industries, l’exploitation minière, les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et les projets de l’industrie chimique. Malgré la crise financière mondiale, le gouvernement indien projette également de doubler les crédits alloués à l’Afrique sur les cinq prochaines années et d’octroyer 500 millions de dollars américains à l’initiative
« Aide pour l’Afrique».
Accords de Partenariat Economique et indicateurs de mesure du developpement
Le South Centre a commencé des recherches afin d’étudier les indicateurs de développement pouvant servir comme points de référence pour la libéralisation des ACP dans le cadre de l’APE. Cette méthodologie s’inspire largement des indicateurs utilisés récemment par l’UE, et qu’elle continue d’utiliser aujourd’hui, dans le cadre des différents arrangements de son Système généralisé de préférences avec les pays en développement, autorisant ceux-ci à exporter de manière graduelle certains produits vers le marché de l’UE. Les Accords de Partenariat Economique sont considérés par beaucoup comme un défi de taille pour les pays ACP, puisqu’ils sont principalement des accords de libre-échange basés sur une libéralisation réciproque des marchés. Les acteurs doivent suivre de manière rigoureuse la mise en place des APE, quand cela est possible, et également être capables de freiner le processus de libéralisation si les objectifs de développement désirés ne sont pas atteints.
« Pour voir cette note, merci de consulter Développement des APE et étalonnage : note analytique du South Centre, janvier 2009 » sur www.southcentre.org
Perspectives 2009 pour l’économie mondiale selon la Banque Mondiale
D’après un rapport récent de la Banque Mondiale, il est probable que le volume d’échanges commerciaux dans le monde se contracte pour la première fois depuis 1982, réduisant ainsi davantage le potentiel de croissance dans les pays en développement. Alors que le prix des matières premières a amoindri la hausse du prix des denrées alimentaires, il a également provoqué de nouveaux problèmes pour les pays en développement dépendants des matières premières telles que la Zambie. Dans ce rapport sur les perspectives de l’économie mondiale pour l’année en cours, rendu public en 2009, l’auteur conclut que les pénuries de nourriture et de pétrole ne sont pas inévitables si des politiques minutieuses sont mises en place.
Selon l’auteur Andrew Burns, « il est nécessaire d’agir au niveau mondial afin de décourager l’interdiction d’exporter les grains destinés à la production alimentaire, de renforcer les agences telles que le Programme Alimentaire Mondial, et d’améliorer l’information sur et la coordination des réserves nationales de grains existantes».
Pour voir ce rapport et d’autres publications de la Banque Mondiale, merci de consulter « Perspectives pour l’économie mondiale en 2009 : les matières premières à un tournant », Andrew Burns, Banque Mondiale, 26 janvier 2009 sur www.worldbank.org
Sources des informations
1. « CNUCED : Le commerce Sud-Sud pourrait amoindrir l’impact de la crise financière sur les économies vulnérables », pressemitteilungen.epo.de, 5 février 2009.
2. « Le commerce du Sud plus prêt de chez nous », Jonathan Lynn, International Herald Tribune, 9 février 2009.
3. « L’Inde projette de tripler ses échanges commerciaux avec l’Afrique, pour renforcer les liens », Bappa Majumdar, Reuters, 21 janvier 2009.
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