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Perspectives économiques africaines pour 2009
Selon l’édition 2009 des Perspectives économiques africaines (PEA), publié conjointement par l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), la Banque africaine de développement (BAD) et la Commission économique pour l’Afrique (CEA), la région a été durement affectée par le ralentissement économique mondial. Le rapport indique qu’à la suite d’une demi décennie de croissance économique supérieure à 5%, le continent ne peut s’attendre qu’à une croissance de 2,8% en 2009, soit moins de la moitié du chiffre de 5,7% espéré avant la crise. Toutefois, un rebond à 4,5% est attendu pour 2010. Les auteurs soulèvent également des préoccupations concernant les effets négatifs que la pression à la baisse sur les budgets des donateurs due à la crise économique actuelle, pourrait avoir sur l’aide publique au développement. Comme note positive, le PEA indique qu’en raison des réformes macroéconomiques prudentes entreprises par de nombreux pays au cours des dernières années, l’Afrique est en meilleure position aujourd’hui pour affronter la crise qu’il y a dix ans.
Sortir de la crise : une reprise tirée par le commerce -Guide pratique à l’intention des décideurs d’Asie et du Pacifique
L’objectif de ce guide, publié par la Commission économique et sociale des Nations-Unies pour l’Asie et le Pacifique, est de sensibiliser les décideurs à divers instruments du commerce, de l’investissement et de la facilitation des échanges, qui pourraient servir à contrer les impacts économiques et sociaux négatifs de la crise économique globale. Réagir à la situation qui affecte sérieusement les échanges mondiaux est un défi sans précédent pour les décideurs de la région Asie-Pacifique, déclare l’auteur. Le guide laisse entendre que la crise offre à la région, qui jouit d’une solidité économique relative, l’occasion de se renforcer pour l’avenir en stimulant sa compétitivité. La Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique recommande une réponse coordonnée au niveau régional, car celle-ci bénéficiera à la plupart des économies d’Asie et du Pacifique devenues interdépendantes suite aux initiatives d’intégration régionale et à l’établissement de chaînes d’approvisionnement intrarégionales.
Le commerce est essentiel à la reprise dans les Caraïbes et en Amérique latine : OMC, BID
Selon les chefs de l’OMC et de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), le commerce est «impératif» pour la reprise économique en Amérique latine et dans les Caraïbes. Ces commentaires ont été formulés durant le Second Examen régional de l’Aide pour le commerce pour l’Amérique latine et les Caraïbes, tenu le 7 mai, à Montego Bay, en Jamaïque. Pascal Lamy, Directeur général de l’OMC et Luis Alberto Moreno, Président du BID, ont souligné l’importance pour la région d’un soutien continu en matière d’Aide pour le commerce, et ont averti que le protectionnisme ferait reculer la région. « L’OMC a commencé à surveiller les mesures relatives au commerce prises par nos Membres durant cette crise, afin de garantir la transparence, et, à travers la pression des pairs, prévenir la menace que poserait une évolution vers le protectionnisme » a déclaré Lamy. « Et nous savons que les mesures de rétorsion entraîneraient d’autres mesures de rétorsion, ce qui empêcherait le commerce d’agir comme un moteur de la croissance». La réunion en Jamaïque sert de prélude à un Examen global de l’Aide pour le commerce, prévu début juillet à Genève.
Les institutions multilatérales offrent des milliards pour soutenir l’économie africaine Plusieurs investisseurs et bailleurs de fonds multilatéraux se sont engagés à fournir au moins 15 milliards de dollars supplémentaires pour promouvoir le commerce, renforcer le secteur financier et rehausser le crédit afin d’aider à compenser les effets négatifs de la crise financière mondiale en Afrique. Ce soutien accru fait partie d’une réponse coordonnée qui vise à empêcher que la crise économique mondiale ne renverse des décennies de progrès, de croissance et d’investissement en Afrique. Les institutions qui participent à l’initiative comprennent la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et l’Agence Française de Développement. Selon les promoteurs de l’initiative, la mise en commun des ressources et des compétences permettra aux gouvernements et aux institutions d’alléger plus efficacement le bilan en pertes humaines dues au ralentissement de l’économie mondiale. Les institutions participantes ont pour objectif d’accroître les prêts et les investissements, promouvoir le dialogue et recourir à une gamme de différents instruments pour répondre à la crise de manière efficace, et pour s’atteler aux questions structurelles de long terme qui ont par le passé entravé la croissance économique de l’Afrique.
Sources des informations
- “IDB: It is imperative that trade continues to flow in the region to mitigate crisis,” Inter-American Development Bank, 7 May 2009.
- “At Least an Additional US$15 Billion to Respond to Financial Crisis in Africa,” World Bank, 11 May 2009.
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