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Les conséquences de la signature le 4 juin de l’APE UE-SADC par certains membres de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) - et le refus de signer des autres membres - ont été au cœur d’intenses débats dans la presse internationale. Certains affirment à présent que cette controverse menace l’existence même de la SACU et que les effets se font sentir dans toute la région SADC.
Dans ce double numéro de juillet-août, l’article principal d’Aurélie Walker du ECDPM présente cet évènement historique comme le moment de vérité pour les pays de la SACU, l’opportunité de démontrer leur engagement envers l’union douanière et de définir leurs ambitieuses attentes maintes fois répétées quant à l’intégration régionale.
La SACU est un foyer de tensions politiques, inconnues de nombreux observateurs extérieurs, mais essentielles à la compréhension du débat. Peter Draper et Nkululeko Khumalo, de l’institut d’Afrique du Sud pour les affaires internationales, remettent la controverse dans son contexte local du point de vue économique et des affaires étrangères, et mettent en avant trois solutions « basiques » à la crise.
Dans une interview avec Eclairage sur les négociations, Daniel Moroka, le ministre du commerce et d’industrie du Botswana, explique la nécessité pour son pays de signer l’APE intérimaire, et donne son opinion quant aux conséquences de cette action sur l’intégration régionale.
Dans l’article « Détermination du principe de traitement spécial et différentié grâce à l’APE Cariforum », Alisa DiCaprio et Silke Trommer se demandent dans quelle mesure le processus de l’APE maintient la possibilité de recourir aux clauses du traitement spécial et différentié de l’OMC. Ces idées pourraient servir de base de réflexion pour les négociations en cours ainsi que pour la mise en œuvre.
Dans « Indications géographiques protégées pour les pays ACP : solution ou mirage ? », le Centre technique pour l’agriculture et la coopération rurale, l’agence française pour le développement et OriGIn discutent comment l’utilisation des indications géographiques (IG), pour différencier et ajouter de la valeur aux savoir-faire et techniques locaux, permet aux pays ACP de surmonter les défis posés par leur faible positionnement sur les marchés européens.
Les pays ACP font encore face aux effets négatifs de la crise économique mondiale. L’Ile Maurice est l’un des rares pays ACP à avoir défini un plan de relance pour secourir les industries clés en décembre 2008. Raj Makoond, du Joint Economic Council de l’Ile Maurice, expose brièvement l’évolution, les éléments clés et les défis du plan de relance mauricien. Ahmed Pakar, le président de la Mauritius Exporters Association, complète l’article de Makoond en analysant l’impact du plan sur les entreprises du secteur textile.
Comme toujours, les commentaires sont les bienvenus et peuvent être adressés à aw@ecdpm.org.
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