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Parmi les événements marquants de ce mois ci, le ‘oui’ de l’Irlande au Traité de Lisbonne a bénéficié d’une large couverture médiatique. La mise en œuvre de ce traité aura des conséquences majeures pour les structures institutionnelles et juridiques de l’UE, avec un impact direct sur ses relations extérieures et sa politique de coopération au développement. Dans l’article principal de ce mois-ci, Eleonora Koeb d’ECDPM analyse les incidences pour les pays ACP.
Avec la poursuite des négociations APE en vue d’accords ‘complets’ dans les pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et de l’Afrique orientale et australe (AfOA), les parties prenantes africaines paraissent peu disposées à contracter des engagements en matière de libéralisation des services avec l’UE avant d’être parvenues à un accord substantiel sur ce sujet à l’OMC, d’une part et au niveau régional, d’autre part. Les services représentant plus de la moitié du produit national brut de la plupart des pays en développement, Fabien Gehl de la Direction générale du commerce de la Commission européenne soutient que, contrairement à certaines idées fréquemment véhiculées, la libéralisation des services peut être un vecteur de développement et d’intégration régionale.
Dans son article « Bananes, Accords de partenariat économique et OMC », Giovanni Anania nous met en garde contre les hypothèses généralement admises. Il est vrai que si le cycle de Doha venait à être conclu ou si un accord venait mettre fin au différend de la banane, les marges préférentielles dont bénéficient les pays ACP dans le cadre des APE seraient réduites. Les relations entre les exportateurs ACP et NPF ne sont pour autant pas systématiquement un jeu à somme nulle.
Cette question du futur régime européen d’importation de la banane a été un élément crucial des négociations de l’APE CARIFORUM-UE. Adoptant une approche de politique économique, Norman Girvan tire les enseignements du processus qui a mené à la signature de cet accord - un processus qui, selon l’auteur, a longtemps souffert d’un syndrome de “Technification-Sweetification-Treatyfication”.
Pour les pays ayant conclu un APE avec l’UE, l’enjeu est désormais de parvenir à tirer le meilleur parti de la mise en œuvre de cet accord. L’article final de ce numéro vise à susciter les discussions sur le sujet en s’interrogeant sur les leçons pouvant être tirées d’initiatives telles que la le Southern Africa Trade Hub, qui facilite l’échange d’informations en mettant en contact les producteurs africains et les acheteurs et investisseurs aux États-Unis.
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