EclairageVolume 9Numéro 2 • Mars 2010

Éditorial


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Le changement est un thème qui traverse les pages du numéro d’Éclairages sur les négociations, ce mois-ci. En particulier, le changement à Bruxelles, où une nouvelle Commission est en train de s’installer sous la bannière du Traité de Lisbonne nouvellement ratifié. Les personnalités de la Commission et les innovations introduites dans le Traité suscitent de fortes attentes.

Quels espoirs ont été investis dans le Traité de Lisbonne ? En premier lieu, celui d’une meilleure coordination au sein de l’UE, notamment dans le domaine du commerce et du développement. Bien que l’Europe ait été au premier plan des efforts visant à lier le commerce et le développement, la première personne que nous avons invitée à contribuer au numéro de ce mois-ci, Davina Makhan, observe que l’Union peine souvent à adopter une approche au sein de laquelle la Communauté européenne et les États membres travaillent en synchronisation.

Selon D. Makhan, si le Traité de Lisbonne pourrait bien améliorer la coordination des politiques de développement de l’UE (elle identifie, par exemple, les APE et l’aide au commerce comme initiatives ayant besoin d’une plus grande cohérence), le traité de Lisbonne « n’est pas une panacée ». Ce dernier fournit quelques nouveaux outils mais, pour être efficace, il a besoin de hauts niveaux de coopération et d’une division du travail claire entre la Communauté et les États membres.

En s’appuyant sur ce thème, dans l’article qui suit, un groupe de cellules de réflexion européennes pose la question suivante : Sur quel fondement l’UE peut-elle élaborer une approche européenne spécifique du commerce et du développement ? Certaines réponses, concluent-ils, peuvent être apportées par la maximisation du potentiel des préférences commerciales existantes, l’adoption d’une nouvelle approche quant aux normes du secteur privé et l’élaboration d’une approche européenne plus cohérente de l’initiative d’Aide au commerce.

L’initiative d’aide au commerce est analysée plus en détail dans l’essai de Michael Brüntrup et Petra Voionmaa, auteurs d’un nouveau rapport sur l’expérience allemande en matière d’aide pour le commerce. Ces derniers examinent les forces et les défis de l’initiative d’aide pour le commerce dans son ensemble, les aspects positifs et négatifs spécifiques de l’approche allemande de l’aide liée au commerce et émettent quelques suggestions quant à la meilleure marche à suivre pour progresser.

L’essai suivant examine un mécanisme de financement européen destiné à aider les pays ACP les plus vulnérables à préserver les dépenses sociales dans un contexte marqué par la crise financière mondiale. Selon Melissa Dalleau, assistante de recherche à ECDPM et membre de notre équipe de rédaction, le mécanisme Vulnérabilité-FLEX (V-FLEX) réunit les ingrédients d’une « success story ». M. Dalleau souligne toutefois que le budget modeste pour ce mécanisme, de même que sa durée de vie  limitée, représentent des contraintes importantes.

Pour compléter ce numéro de mars, nous publions un article, écrit par Lodewijk Briet, chef de la Délégation de l’Union européenne en Afrique du Sud, sur l’approche de l’UE en matière d’appui à l’intégration régionale en Afrique. Cette approche se nourrit notamment de la propre expérience d’intégration de l’UE, explique M. Briet qui est toutefois pleinement conscient du fait qu’il n’y a jamais de solution « toute faite » directement transposable.

Comme toujours, vos commentaires et propositions d’articles sont les bienvenus. Vous pouvez les adresser à dvisdunbar@ictsd.ch

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