PasserellesVolume 13Numéro 4 • Decembre 2012

Vers une nouvelle gouvernance des ressources naturelles en Afrique


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Ce numéro de votre revue Passerelles clôture une année à la fois remplie de défis et riche en enseignements.

En 2012, Passerelles a tenté le passage d’une publication bimestrielle à un mensuel. Son format, son organisation  interne  comme le processus de sa production ont été aussi revus et améliorés avec pour seul objectif de le rendre plus rigoureux, plus utile et plus proche des besoins des acteurs africains du commerce. Ainsi, notre ambition est  de faire de Passerelles un outil  de référence dont la qualité, la régularité et la durabilité seront la réponse à votre fidélité et votre attention à notre égard depuis treize ans. Certes, tous les défis consentis pour 2012 n’ont pas pu être relevés, mais cela  a été largement compensé par la qualité du contenu et l’amélioration du format et du design qui ont rendu la lecture plus agréable. 2013 sera une année de consolidation de ces réalisations.

Ce numéro aborde dans plusieurs de ses articles une question essentielle pour le continent et qui conditionne en partie son devenir. Il s’agit de l’exploitation, de la mobilisation et de la gestion des ressources naturelles pour la transformation économique et sociale du continent. S’il est vrai que les nations tirent leur richesse du travail, de la terre et du capital, on peut reconnaitre que l’Afrique est très largement dotée dans ces trois facteurs. Le capital naturel représente près de 26% de la création des richesses sur le continent, alors qu’il est de seulement 2% dans les pays développés.

L’énorme potentiel de l’Afrique en ressources naturelles n’a pas pourtant permis d’accroitre sa part du commerce mondial restée à 3%. En dépit de la croissance de 15 à 20% des exportations ces dernières années, celle-ci n’a pas eu un impact significatif sur la richesse du continent car ces exportations sont basées pour l’essentiel sur une gamme limitée de produits souvent non transformés.

De nombreuses raisons expliquent la faiblesse des bénéfices tirées de l’exploitation des ressources naturelles pour les populations du continent telles que la gouvernance économique intérieure, le caractère extraverti des structures de production et la forte dépendance aux capitaux étrangers dans un contexte de faiblesse institutionnelle des Etats.

Construire des bases solides pour le développement passe par des réformes importantes pour assainir l’environnement des affaires, améliorer la gouvernance en renforçant les moyens de lutte contre la corruption et garantir l’accès des populations à leurs propres ressources, tout en protégeant leurs droits dans les contrats et les transactions sur les ressources naturelles.  Ces réformes doivent aussi toucher à des secteurs stratégiques comme l’agriculture, pour entre autres, améliorer la productivité, favoriser la transformation des petites exploitations familiales et développer des chaines de valeurs régionales. La construction d’une gouvernance alternative des ressources naturelles en Afrique passe enfin par une large participation des acteurs à l’élaboration des politiques et la mise place d’un dialogue permanent entre gouvernements, institutions régionales, secteur privé, société civile, parmi d’autres acteurs.

Bonne lecture et rendez- vous en 2013 !

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