Passerelles SynthèseVolume 10Numéro 11 • Juillet 2009

Intégration : Les acteurs du secteur agricole sous régional s’attaquent aux contraintes non tarifaires du commerce intra régional


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Différents acteurs des secteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest et du Centre se sont réunis à Lomé au Togo du 29 juin au 02 juillet 2009 pour discuter des contraintes non tarifaires dans le commerce des produits agricoles dans ces régions.

Ces travaux ont, en plus des délégués de la conférence des ministres de l’agriculture, enregistré la participation des responsables des observatoires des filières fruits et légumes, du bétail et de la viande, des Chambres d’Agriculture membres du Réseau des Chambres d’Agriculture de l’Afrique de l’Ouest (RECAO) et du Réseau des Journalistes de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour l’Agriculture (RJAOCA).

L’objectif de cette rencontre était de rechercher les stratégies de réduction des entraves au commerce de produits agricoles, afin de favoriser leur compétitivité et le développement des échanges. Elle a permis de consolider les conclusions des travaux de Cotonou en janvier dernier sur les propositions visant à minimiser les contraintes non tarifaires sur les échanges agricoles entre les pays de ces deux régions et les échanges interrégionaux.

Les rapports qui ont été présentés et discutés ont soulevé les questions relatives à la vulgarisation des textes, la stratégie de plaidoyer, l’obtention des données chiffrées, le renforcement des capacités, la rationalisation des marchés, les facteurs pénalisants, les recommandations pour améliorer le commerce intra-régional et le rôle des médias.

D’autres questions relatives à la problématique de l’intégration et du commerce intra régional ont été soulevées : il s’agit des dispositions régissant le commerce intra-régional de l’UEMOA et de la CEDEAO et des barrières non tarifaires.

A la suite des travaux, des recommandations et d’orientations ont été formulées :

  • La nécessité pour les Observatoires de filières et les Chambres d’Agriculture de jouer pleinement leur rôle de plaidoyer en vue de minimiser les contraintes non tarifaires ;
  • La mise à contribution des outils d’information et de communication (bulletins d’information, plateformes web, les grands évènements comme les journées du paysans, les foires et salons….) des observatoires de filières, des chambres d’Agriculture, de la CMA/AOC, du CTA etc…. pour le plaidoyer
  • Le recours aux professionnels de l’information (journalistes) pour appuyer les actions de plaidoyer des observatoires et des Chambres d’Agriculture
  • L’approfondissement des réflexions sur le lien entre les politiques agricoles et les politiques de commercialisation
  • La nécessité de mener une étude pour répertorier et analyser l’ensemble des textes régissant le commerce des produits agricoles en Afrique de l’Ouest
  • La finalisation et la mise en œuvre des plans de campagne en vue de susciter les décisions politiques pour la réduction des entraves au commerce intra-régional des produits agricoles

One response to “Intégration : Les acteurs du secteur agricole sous régional s’attaquent aux contraintes non tarifaires du commerce intra régional”

  1. Zakaria Sorgho

    Je salue cette initiative. Il faut un début à toute chose. Je ne pourrais néanmoins omettre que je suis resté sur ma soif en lisant cet article. Le titre m’a laissé croire à ce que l’article n’a pas abordé. Peut-être un sujet non abordé lors de cette assise des professionnels de l’agriculture en Afrique de l’ouest et du centre. En effet, je m’attendais à voir en revue quelques points énumérant les obstacles non tarifaires dans le commerce intra-régional. Aucune mention n’a été faite, juste les recommandations. Il est pourtant clair qu’avant d’énumérer des recommandations, il faut d’abord énumérer les problèmes. Malheureusement, ceux-ci ont été pris dans leur ensemble: “Contraintes non tarifaires” sans mettre à table ces problèmes. Si cela émane de l’assise, je crains qu’on reste encore au stade des constats alors qu’il est temps d’aller au fond des choses. Encore une fois, cette initiative est à saluer mais nous restons sur notre soif donc peut mieux faire pour le bonheur de tous. Merci

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