Passerelles Synthèse • Volume 11 • Numéro 6 • Juin 2010
Une Mini-ministérielle de l’OCDE pour constater la stagnation des négociations et rester sur place
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Des vœux d’intention et d’engagements vagues pour « Doha », c’est tout ce que l’on peut retenir de la rencontre de l’OCDE de ce fin mai.
« Nous restons attachés à une conclusion rapide, ambitieuse, équilibrée et complète du Cycle de négociations de Doha, qui ouvre les marchés, génère de la croissance économique et s’appuie sur les progrès déjà accomplis. Nous soutenons les efforts multilatéraux, plurilatéraux et bilatéraux pour parvenir à une conclusion heureuse de ces négociations. »
Telle était la déclaration qui a émané de la réunion de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) après la Conférence ministérielle de deux jours qui s’est tenue à Paris les 26 et 27 mai 2010. En d’autres termes : « Rien de nouveau! »
Effectivement, il n’est rien sorti d’inédit de la réunion traditionnelle des fonctionnaires commerciaux organisée par l’Australie en marge du Forum de l’OCDE. Sur les 20 membres invités (l’UE comptant comme un seul), seul neuf étaient représentés au niveau ministériel.
Pour emprunter l’expression utilisée par le ministre du Commerce australien, M. Simon Crean, après la mini-ministérielle, les négociateurs ont tenu un débat « très constructif » et « une discussion franche » sur la façon de faire progresser les pourparlers. Ils ont reconnu la difficulté qu’il y avait à conclure le Cycle d’ici la fin de l’année et se concentrent désormais sur l’année prochaine comme la nouvelle « conjoncture favorable » pour conclure les négociations.
Pour reprendre les termes de M. Crean, Doha a besoin du ferme appui des dirigeants du G-20 pour pouvoir atteindre son but. « Manifestement, nous ne sommes pas arrivés à ce point (…) parce que trop de choses ne sont pas encore résolues », a reconnu le ministre australien, mais il a ajouté que les négociateurs ont accepté de poursuivre leurs tentatives. « Comment combler les écarts? » a demandé M. Crean. « Vous essayez sans relâche de résoudre ces différences fondamentales. Le fait que l’on se soit entendu sur ce point aujourd’hui est une déclaration d’intention importante », a-t-il affirmé.
Par conséquent, les fonctionnaires commerciaux ont accepté de poursuivre les pourparlers horizontaux qui pourraient porter non seulement sur l’agriculture et l’AMNA, mais également sur d’autres secteurs des négociations, notamment les services et les subventions pour la pêche.
M. Lamy a également reconnu la nécessité d’entreprendre une sorte de « diplomatie discrète », sous forme de consultations bilatérales et en petits groupes afin de tâter « d’éventuelles zones d’atterrissage » et a admis que les pourparlers, qui n’ont pas progressé récemment, se trouvent désormais dans « une impasse ».
Source : Genève en bref
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