Passerelles Synthèse • Volume 5 • Numéro 3 • 28 Mars 2006
L’équipe spéciale de l’aide pour le commerce encore en délibération reflechit toujours sur la portée du mécanisme
L’Équipe spéciale de l’aide pour le commerce a, le 20 mars, tenu sa seconde réunion depuis sa mise en place, pour déterminer comment remplir le mandat qui lui a été conféré, à savoir préparer des recommandations sur la manière dont une telle assistance peut contribuer à la dimension développement du Cycle de Doha. Composée de représentants de treize pays Membres et présidée par l’ambassadeur Mia Horn Af Rantzien de la Suède, l’Équipe spéciale doit faire rapport au Conseil général en juillet.
Des sources indiquent que la réunion récente a été essentiellement une séance de réflexion sur la forme que pourrait prendre un mécanisme d’Aide pour le commerce acceptable à la fois pour les pays bénéficiaires et pour les pays donateurs. Les discussions se sont concentrées sur la nécessité de convenir de la portée d’un tel mécanisme, ainsi que sur son financement, sa mise en œuvre et sa surveillance. Un représentant de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a présenté à l’Équipe spéciale une communication décrivant les diverses initiatives d’aide liée au commerce actuellement mises en œuvre par différentes organisations internationales.
Au cours de la prochaine réunion, fixée au 18 avril, le directeur général de l’OMC, Pascal Lamy devrait faire rapport de ses consultations avec diverses institutions financières internationales et régionales telles que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque interaméricaine de développement. L’Équipe spéciale prévoit également, mi-mai, une consultation ouverte à tous les Membres.
Lors d’une réunion distincte, menée conjointe, les décideurs de soixante pays ont assisté à une conférence sur l’Aide et le commerce organisée les 21 et 22 mars, par le Secrétariat du Commonwealth, à Genève. Tenue à la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement), la réunion a examiné un rapport récent du Lauréat du prix Nobel, Joseph Stiglitz et d’Andrew Charlton, qui appelait à ce que les engagements de dons des pays riches soient contraignants dans le cadre du règlement des différends de l’OMC. Le document suggérait que de tels fonds soient affectés à une ‘Facilité pour le commerce mondial’ devant être administrée par la Banque mondiale, mais régie séparément par un Conseil de Membres de l’OMC choisis par roulement.
Le rapport de Stiglitz et de Charlton sur l’aide pour le commerce pour le Secrétariat du Commonwealth est disponible à : http://www.unctad.org/sections/ditc_tncdb/docs/ditc_tncd_bpGeneva03-06_en.pdf.