Passerelles SynthèseVolume 5Numéro 6 • Juin 2006

L’équipe spéciale de l’aide pour le commerce progresse vers des recommandations


L’Equipe spéciale de l’aide pour le commerce à l’OMC avance vers la finalisation des recommandations qu’elle doit faire aux Membres d’ici fin juillet. Le président, l’ambassadeur Mia Horn af Rantzien (Suède) a remis aux 13 membres de l’Equipe spéciale un projet de texte de six pages sur les recommandations, lors de la dernière réunion, le 16 juin.

Selon le projet de texte, l’Aide pour le commerce couvrirait des domaines tels que le développement de la politique commerciale (de la formation des responsables au soutien à la formulation de la politique nationale) et le respect des obligations commerciales. Elle soutiendrait également les efforts visant à stimuler la capacité des pays à prendre part au commerce, à la fois au travers de l’amélioration du climat des affaires et de la construction d’infrastructures telles que les routes, les ports et les réseaux de télécommunications. Le document mentionne à maintes reprises la nécessité d’aider les pays à mieux identifier leurs besoins liés au commerce. Les membres de l’Equipe spéciale sont tenus d’achever tous les commentaires écrits sur le texte d’ici fin juin, à temps pour sa prochaine réunion du 4 juillet.

Quatre jours auparavant, le 12 juin, l’Equipe spéciale avait tenu une réunion ouverte à l’ensemble des Membres de l’OMC. Lors de cette réunion ‘ouverte à tous’, plusieurs organisations internationales avaient fait des présentations concernant leurs points de vue sur l’aide pour le commerce, notamment le Programme des Nation Unies pour le développement (PNUD), la Banque mondiale, la Asian Development Bank, la Banque africaine de développement, l’Inter-American Development Bank, et le Fonds monétaire international (FMI). Le directeur général adjoint de l’OMC, Valentine Rugwabiza, également, a fait une déclaration.

La question de savoir si les fonds de l’Aide pour le commerce doivent provenir par-dessus tout de fonds d’aide existants est en train de prendre un tour litigieux. Des Membres, notamment l’UE, les États-Unis et le Canada, soutiennent que des ressources significatives sont déjà disponibles et devraient simplement être mieux utilisées pour appuyer les activités du commerce. Les pays en développement font valoir, par contre, que les donateurs doivent contracter de nouveaux engagements additionnels pour appuyer l’initiative Aide pour le commerce. Le lien entre l’aide pour le commerce et les négociations de Doha s’avère également litigieux, les pays en développement insistant sur le fait qu’elle apporte un complément important, mais qu’elle ne remplace pas les objectifs de développement dans les discussions.