Passerelles SynthèseVolume 6Numéro 7 • Juillet 2007

AGOA : Les pays Africains demande une extension de l’AGOA”au-delà de 20 ans”.


Les pays africains bénéficiant de l’AGOA ont par la voix de John KUFFOR, président de la république du Ghana, solliciter la prorogation des délais de cette initiative en marge du Sixième Forum annuel de l’AGOA, qui s’est tenu les 18 et 19 juillet à Accra.

L’AGOA est une loi américaine permettant à 38 pays africains d’exporter sans droits de douane aux Etats-Unis depuis 2000 et jusqu’en 2015 ; elle était lancée en 2000 par le président Bill Clinton. Il y’a eu une première prorogation jusqu’en 2015. À l’heure actuelle, en vertu de l’AGOA, 39 pays d’Afrique subsaharienne peuvent faire bénéficier 6.400 de leurs articles de l’entrée aux États-Unis en franchise de douane. Les produits pétroliers et gaziers représentent plus de 80 % de ces exportations, mais les États-Unis s’efforcent de multiplier les programmes ayant pour objectif d’accroître la capacité des pays africains d’exporter d’autres articles, notamment leurs produits agricoles. En 2006, 394 millions de dollars ont été consacrés à cette fin. D’aucuns soutiennent que la croissance des exportations africaines a conduit à la création d’emplois et à une plus grande prospérité en Afrique, une heureuse situation que l’on peut en partie attribuer à la formation de réseaux d’hommes d’affaires. Selon la sous-secrétaire d’État américaine adjointe pour les affaires africaines, Linda Thomas-Greenfield, les importations américaines de “produits AGOA” (environ 6.000 produits exportables sans taxes) ont atteint en 2006 44,2 milliards de dollars, mais les produits non pétroliers n’ont représenté que 7% du total à 3,2 milliards de dollars. C’est justement pour cela que les pays africains bénéficiaire par la voix du président Ghanéen “appelle le gouvernement des Etats-Unis à envisager de prolonger la durée de vie de l’AGOA qu’au-delà de 20 ans”. Selon le président Kuffor, “Il ne nous reste que huit ans pour profiter de l’occasion d’exporter jusqu’à 6.400 produits sur le marché des Etats-Unis, estimé à dix mille milliards de dollars”, il poursuit en soulignantt que l’Afrique “aura du mal à exploiter pleinement les bénéfices de cette initiative”.

Selon le dernier rapport d’étape du système AGOA, les exportations des pays d’Afrique sub-saharienne vers les Etats-Unis ont augmenté de 17% en 2006 par rapport à 2005. Mais en 2006, plus de 90% des exportations d’Afrique sub-saharienne ont été des produits pétroliers. “Les investisseurs considèrent de plus en plus l’Afrique comme un bon terrain pour les affaires. Les Etats-Unis sont attachés à y aider, et un des moyens les plus importants de cette aide passe par notre Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA), a déclaré le président américain George W. Bush dans un message lu au Forum d’Accra. “Nous apporterons une assistance technique pour aider les nations d’Afrique à renforcer leurs marchés financiers, et notre Organisation de l’investissement privé à l’étranger (US Overseas private Investment Corporation) coopèrera avec la communauté financière pour la création de nouveaux fonds d’investissements qui mobiliseront jusqu’à un milliard de dollars d’investissements privés supplémentaires en Afrique”, a-t-il ajouté. “Les bienfaits d’AGOA subsisteront longtemps dans l’avenir”, a-t-il souligné. La loi exige que les pays bénéficiaires continuent à progresser vers une économie de marché, l’Etat de droit, le libre-échange, et qu’ils mettent en oeuvre des politiques économiques susceptibles de réduire la pauvreté tout en assurant la protection des droits des travailleurs. Pour rappel, les pays éligibles au programme sont l’Afrique du sud, l’Angola, le Bénin, le Botswana, le Cameroun, le Cap Vert, le Congo, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, Djibouti, l’Ethiopie, le Gabon, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Kenya, le Lesotho, Madagascar, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, l’île Maurice, le Mozambique, la Namibie, le Niger, le Nigeria, l’Ouganda, le Rwanda, Sao-Tomé, le Sénégal, les Seychelles, la Sierra Leone, le Swaziland, la Tanzanie, le Tchad, la Zambie.

Les Etats-Unis comptent à en croire leurs autorités développer d’autres programmes et initiatives visant à rendre plus concurrentiels les produits agricoles africains.

Ces produits ” doivent répondre aux normes sanitaires des pays développés “. Et ils sont prêts disent - ils à la création d’un Programme d’échanges universitaires destiné à permettre à certains des meilleurs agronomes africains de venir faire des études dans des universités américaines. “À partir du mois d’août, le nouveau Programme américano-africain de renforcement des capacités sanitaires et phytosanitaires mettra en rapport des universitaires américains avec des universitaires africains dans le domaine agronomique.