Passerelles SynthèseVolume 11Numéro 12 • Novembre 2010

Intégrer le secteur informel aux économies africaines


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Le commerce informel est très développé en Afrique. Selon le BIT le secteur informel  72% des em­plois en Afrique sub­sa­ha­rienne.Ven­deurs am­bu­lants, re­cy­cleurs d’ob­jets di­vers, la­veurs de pare-​brise, les em­plois in­for­mels do­minent sur le conti­nent afri­cain. Cette économie est dominée par les classes les plus pauvres du conti­nent qui ne bé­né­fi­cient d’au­cune pro­tec­tion so­ciale.

Cette importante franche de l’économie doit être prise en compte dans les politiques, ainsi, les Etats afri­cains cherchent à mieux in­té­grer les tra­vailleurs qui évo­luent dans cette éco­no­mie in­for­melle. L’ob­jec­tif est de per­mettre à ces tra­vailleurs de bé­né­fi­cier des avan­tages de la pro­tec­tion so­ciale et d’en faire des sup­ports de crois­sance et de dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique à l’échelle du conti­nent.

Le secteur informel au cœur du commerce intra communautaires

Le commerce transfrontalier est à prédominance informelle en Afrique de l’Ouest. Tout le concept est construit sur celui de l’activité informelle. L’activité informelle est définie en effet comme: « toute activité non enregistrée et/ou dépourvue de comptabilité formelle écrite, exercée à titre d’emploi principal ou secondaire, par une personne en tant que patron ou à son propre compte. » (AFRISTAT, 1999). Le commerce informel transfrontalier se réalise donc en marge de la législation sociale et fiscale: c’est l’ensemble des activités commerciales qui « échappent » aux politiques économiques et sociales, et donc à toute régulation de l’Etat. (Njikam, 2008). Autrement dit, c’est « l’ensemble des actes économiques marchands qui échappent aux normes légales, en matière fiscale, sociale, juridique ou d’enregistrement statistique ». Ainsi “le commerce informel transfrontalier est toute ou partie d’activité commerciale non/ou sous enregistrée et/ou dépourvue de comptabilité formelle (officielle) écrite  qui se déroule au travers des frontières des Etats

L’absence d’encadrement

Mais le constat est que les éco­no­mies afri­caines sont toujours incapable de créer le nombre d’em­plois né­ces­saires pour ab­sor­ber la main-​d’œuvre consti­tue l’une des causes de l’ex­pan­sion de l’éco­no­mie in­for­melle.

L’Union afri­caine vient appuyer les Etats et sou­haite la for­ma­li­sa­tion de l’éco­no­mie in­for­melle pour per­mettre aux tra­vailleurs évo­luant dans ce sec­teur de bé­né­fi­cier des avan­tages de la pro­tec­tion so­ciale car ces der­niers n’ont pas, ac­tuel­le­ment, de droit à la re­traite et sont tou­jours pour­chas­sés dans la rue.

Mais la seule ré­forme de la lé­gis­la­tion ne suffit pas, il faut aussi que l’on prenne en compte toutes les di­men­sions de l’éco­no­mie in­for­melle per­met­tra aux Etats afri­cains de mettre en oeuvre des po­li­tiques et des stra­té­gies d’in­té­gra­tion de ce sec­teur à l’éco­no­mie des pays. Le but est de fa­vo­ri­ser la créa­tion d’em­plois et de lut­ter contre la pau­vre­té. C’est seule­ment en af­fi­liant ces tra­vailleurs aux dif­fé­rentes chambres de com­merce et aux chambres des mé­tiers que l’on pour­ra ré­soudre le pro­blème de l’in­for­mel en Afrique.

Source : Afrique avenir.org, note Enda.

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